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20

Jun
2010

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In Press & Articles

By Alex Zhelezniak, A.C.T. Founder

A.C.T. IN FRANCE

On 20, Jun 2010 | No Comments | In Press & Articles | By Alex Zhelezniak, A.C.T. Founder

Article about A.C.T. in France,
by Roland Richard for La Tribune du Sport

ACT, DEVENIR UNE « MEILLEURE PERSONNE » L’ARME À LA MAIN

Samedi 25 et dimanche 26 juin, les deux inventeurs de l’Armed Combat & Tactics (ACT), A. Zhelezniak et N. Gross, donnaient deux jours de cours aux amateurs d’arts martiaux à Chatou en région parisienne. Reportage.

L’ACT, UNE PRATIQUE DU COMBAT À L’ARME BLANCHE EMPIRIQUE PEU À PEU FORMALISÉE

Le crissement des chaussures résonne dans le gymnase du Centre Sportif Roger Corbin à Chatou (Yvelines) en région parisienne. Pour une cinquantaine d’adeptes venus de France et une dizaine de Belgique et des Pays-Bas, le repos dominical n’est pas de rigueur dimanche 26 juin. Au contraire. Au menu : attaques au couteau et défense à la machette. Bien sûr, il s’agit de substituts en plastique lourd. Mais tout de même. La vélocité et la puissance des professeurs n’est pas fictive, elle.

Après une expérience concluante en janvier, les fondateurs de l’ACT (Armed Combat and Tactics), Alexandre Zhelezniak et Noah Gross, sont revenus en France, toujours à l’invitation de Marc Fesler, à la fois responsable du Hagana Azmit (incluant l’ACT en France) et professeur de Krav Maga pour le CESD Chatou (club municipal de karaté et d’arts martiaux).

L’ACT est un système de combat israélien de type « full contact » qui concerne principalement l’utilisation des armes blanches (couteau, machette, épée, katana) et de manière plus générale, des armes de poing (bâtons, Bo, Jo). Alex et Noah l’ont créé dans les années 1990 après une vingtaine d’années consacrées à l’apprentissage de divers arts martiaux. A l’origine pratique empirique, ils ont décidé de la formaliser pour en faire un art martial à part entière.

Depuis, ils en font la promotion à travers le monde, des Etats-Unis à la Russie en passant par le Royaume-Uni, l’Italie, la Slovénie, la Russie, Israël et désormais, la France. Professionnels de l’enseignement de techniques de combat impliquant des armes, les deux hommes donnent des cours aussi bien aux militaires qu’aux civils en Israël.

UNE PRATIQUE SYNCRÉTIQUE ET RÉALISTE

C’était donc une chance inespérée pour les pratiquants rassemblés à Chatou d’assister à un stage de deux jours complets avec ces deux sommités mondiales des arts martiaux. L’objectif résidait dans le fait de travailler des techniques très spécifiques de défense par rapport à des agressions-types à l’arme blanche

A l’instar du Krav Maga, art martial developpe par et pour l’armee israelienne, l’ACT repond a deux priorites : proposer une pratique martiale syncretique, c’est-a-dire basee sur plusieurs techniques de combat de differents pays (Russie, Portugal, Japon, Israel, etc.) ; sans jamais perdre de vue la realite.

Pour ce faire, la matinee debute par un echauffement prolonge d’une demi-heure au couteau. La separation des deux groupes se fait en fonction des niveaux. Les confirmes suivent Alex Zhelezniak, les debutants et inities Noah Gross. Le second ayant ete l’eleve du premier.

DECONTRACTION, LEGERETE, APPREHENSION DU DANGER ET VITESSE DE DEPLACEMENT

Dans un premier temps, nous suivons Noah pour decouvrir cette pratique encore meconnue en France. Ce dernier impressionne par la rigueur et l’application avec laquelle il enseigne, de l’echauffement jusqu’a la derniere minute. Son premier sourire ne surviendra qu’apres une heure et quarante-cinq minutes de labeur. Longiligne, ce quadragenaire aux yeux bleus et a la musculature seche en impose par sa vitesse de deplacement et la precision de ses gestes. Il insiste sur la legerete et la souplesse qu’il faut conserver a chaque instant. Le couteau est « pointu » comme il le rappelle d’emblee, inutile donc d’agir avec une quelconque rage ou de se contracter lors de la frappe.

A ses yeux, un tel etat d’esprit est primordial car ce calme est determinant pour se defendre correctement lors d’une agression a l’arme blanche. Une fois cette disposition integree, Noah insiste sur plusieurs points th?oriques qu’il faut selon lui avoir en tete. La question des points vitaux est immediatement abordee. L’art martial differe du sport en ceci qu’il est constamment aux prises avec la mort et avec la crainte qu’elle inspire. Il s’agit donc ici de viser directement les yeux, la gorge, les flancs, les doigts ou bien les organes. Le combat al’arme est un combat rapidement conclu car soudain. Ainsi, la premiere esquive conditionne la reussite du contre lorsqu’on est agresse.

Le second element mis en exergue concerne le deplacement. Ce qu’Alex Zhelezniak appelle de l’autre cete du gymnase le « in and out ». L’idee de sortir de la distance d’attaque de l’adversaire au moment de sa tentative puis de revenir et de frapper lorsque celui-ci est en bout de course. L’image employee par Alex est celle d’un « balancier » qui provoquerait le recul puis l’avancee de mani?re reguliere.

Mais l’idee de deplacement et d’esquive ne fait pas pour autant oublier que face a un adversaire agressif, les attaques se multiplieront. Il s’agit alors de bloquer en amont le bras portant l’arme pour imm?diatement contre-attaquer.

L’AGRESSION DE RUE SE SUBSTITUE AU CHAMP DE BATAILLE

Les pratiquants ne peuvent qu’etre frappes par la jovialite d’Alex. Plus petit que son ancien eleve, Noah, Alex est carre, brun et tres souriant. Son aura a lui ne reside pas dans la discretion et dans une densite inteeriorisee mais bien dans une certaine exuberance ou ses longues annees de recherches semblent avoir developpe chez lui une sorte d’« instinct » de combat. Mais les deux hommes partagent cette apparente facilite a anticiper n’importe quelle attaque.

Malgre le serieux de ce qui est enseigne, c’est avec affabilite que les explications sont proposees par Alex. Il insiste sur la limite de l’esquive car un coup de couteau lat?ral peut toujours blesser si jamais l’on se desaxe du mauvais cote.

La perspective du champ de bataille et du combat arme « full-contact » qui prevalait a la creation de cet art martial dans les annees 1990 laisse place, dans le cadre d’un stage adresse aux « civils », a celle de la rue, de ses dangers et de sa brutalite. Dans les deux cas, c’est la preservation de la vie qui est au coeur de la pratique.

Durant le cours, Alex explique ainsi devant une quinzaine d’eleves admiratifs que ce qui compte prioritairement, ce n’est pas la distance mais le timing. Au fur et a mesure des minutes qui s’ecoulent, on reconnaet pele-mele l’emploi du « direct » (le « jab ») de la boxe ou bien l’idee propre au karate de s’enfoncer dans le sol et de flechir les genoux lorsqu’il s’agit de bloquer une attaque.

APPREHENDER LA MORT

Apres cinquante minutes de couteau, un des deux groupes laisse de cete le couteau pour la machette. Le combat simule se raccourcit encore : une attaque, une esquive, un contre. En raison de la taille de l’objet, il devient plus difficile d’approcher les points vitaux de l’assaillant, il s’agit donc en premier lieu de le desarmer en frappant le bras qui porte la machette. La primaute de l’efficacite ressurgit lorsqu’un stagiaire propose un contre que Noah juge trop eloigne de la realite du combat.

Vingt minutes plus tard, Noah en vient a son tour a utiliser l’idee du balancier. La machette doit etre utilisee autant avec le bras qui la porte qu’avec celui laisse libre. Les deux doivent effectuer un mouvement symetrique et arrondi pour ne jamais perdre l’equilibre et ne jamais avoir a se pencher alors qu’on est en train de frapper en contre. La fluidite du mouvement est ainsi constamment mise en avant.

Les avant-bras rougis et la fatigue n’alterent en rien le plaisir des eleves, pratiquement tous adultes. Apres une heure et demie de stage, ceux-ci se rapprochent pour moins se fatiguer. Noah intervient presqu’instantanement et leur demande de retrouver une distance de combat plus proche de la realite.

Au terme des deux heures d’une pratique intense, tout le monde semble heureux de l’experience. Y compris les professeurs. Alex et Noah nous expliquent que leur satisfaction provient essentiellement de ce sentiment qui se lit sur les visages a l’issue du cours. Alex affirme que si le but est de devenir un « meilleur combattant », il s’agit aussi de devenir « une meilleure personne ».

http://latribunedusport.fr/2011/07/06/devenir-une-%C2%AB-meilleure-personne-%C2%BB-l%E2%80%99arme-a-la-main/

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